Le féminisme, une affaire d’équité ?

Le féminisme, considéré comme à la mode ou grossier

Dans mes lectures, je me suis rendue compte que le problème réside dans le fait que le mot féminisme est un terme tabou, voire « diabolisé ». J’ai pu ainsi lire, parmi d’autres articles, celui d’Arièle Bonte, journaliste chez RTL :

« Ce sont « des femmes habitées par la haine des hommes, qui veulent leur ressembler ou prendre leur place », par exemple. Elles sont « moches, agressives, bêtes et dangereuses », énumère Clarence Edgard-Rosa »

Féminisme ou humanisme ?

Alors certain.es parlerons d’humanisme pour éviter d’être associé.es aux mouvements féministes qui semblent être à la mode ou grossiers. 

Une personne de mon entourage m’a clairement fait comprendre que pour lui, le féminisme est associé aux Femens (mouvement féministe radical). Et il ne comprend pas pourquoi « les femmes ne continuent pas à se battre pour l’égalité des salaires » par exemple.

Male model with headphones and drink, wondering wether to be a feminist or a humanist

Alors oui, ce terme gêne. Mais parler d’humanisme ne résoudrait en rien le fait qu’il réside encore dans notre société une hiérarchisation des genres. Nous n’avons toujours pas les mêmes salaires. Mais aussi, notre parole n’est toujours pas libre. Et nos choix ne sont toujours pas acceptés. 

Donc pour moi, nous pourrons parler d’humanisme lorsque nous seront égaux. 

Une histoire d’équité entre les Hommes

Un jour, je me suis demandé si le terme d’ÉGALITÉ était adapté à notre combat. Alors je suis revenue sur de simples définitions :

L’égalité est la « relation entre deux choses ne présentant aucune différence de grandeur, ni de qualité ».

L’équité, du latin aequitas, désigne une forme d’égalité ou de juste traitement. Elle appelle des notions de justice naturelle et d’éthique, dans l’appréciation par tous et chacun, de ce qui est dû à chacun. Et ce, au-delà des seules règles du droit en vigueur.

Alors devons-nous parler d’une volonté d’égalité entre les hommes et les femmes ? Ou alors devons-nous tendre à l’équité ?

La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen dit : 

« Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune »

Cette définition nous laisserait penser que les hommes et les femmes devraient être égaux en droit. Et en parallèle, ça renforce l’idée que nous ne sommes pas égaux face à la nature.

Cela ne signifie en aucun cas qu’il doit exister un rapport de force entre les deux genres. Je veux dire par là qu’il ne faut pas nécessairement que les femmes « virilisent » leurs comportements afin d’inverser la tendance de discrimination à leur égard.

Notre différence ne devrait pas faire de nous des rivaux

J’entends par là que de façon générale, les hommes sont dotés d’une force physique différente de celle des femmes. La femme est l’être, dans la race humaine, qui enfante… Nous ne sommes donc pas égaux face à la nature. Je dirais que nous sommes tout simplement différents.   

Pourtant, selon les termes utilisés, nous avons l’impression qu’il existe un rapport de force entre les deux genres. Alors nous tendons à justifier une société où les femmes deviendraient les ennemies des hommes. Ou bien il faudrait tendre à être meilleures que les hommes.

Puis nous voyons des femmes diriger des entreprises « comme des hommes ». Elles ont de l’autorité… « comme des hommes ». Car nous sommes dans une éternelle rivalité entre les Hommes. 

À mon avis, certaines visions finissent biaisées. Et c’est ce qui provoque la rivalité des genres.

Soumission ou choix : le problème du jugement

Dans mon entourage, une amie a été interpellée par un groupe de jeunes femmes. Elle expliquait qu’elle aimait que son compagnon choisisse ses vêtements lors des sorties de couple. Pour le groupe de jeunes femmes, il s’agissait d’une marque de soumission au genre opposé. Est-ce une marque de soumission ou d’habitudes menées par  le « sexe fort » ? 

Il s’agissait pourtant tout simplement d’un choix. Son compagnon aimait aussi qu’elle choisisse ses tenues vestimentaires. 

Ma part de féminisme

Devons-nous devenir l’ennemie de l’homme ? Je pense que nous menons depuis quelques années des combats qui peuvent aller dans ce sens. Or, nos ainé.es l’ont dit : nous parlons bien d’égalité face à la loi.

Mais pour l’heure actuelle, je pense que notre combat doit mener à l’équité. Il faut que les choses soient plus justes, car nous voulons exister en complémentarité.

Selon moi, les premiers pas sont simples : 

  • Egalité des salaires 
  • Congés parentaux équitables 
  • Une journée d’arrêt au moment des menstruations (avec compensation des heures ou télétravail)

Alors voilà comment je vois le féminisme. Il s’agit d’une égalité de droits, et d’une équité de traitement. 

Le choix des femmes

Pour conclure, je voudrais reprendre la notion du choix pour les femmes. Parce que je remarque qu’il persiste encore un grand nombre d’amalgames. 

Choix : Action de choisir, décision par laquelle on donne la préférence à quelque chose. 

Ici, il s’agit aussi de choisir son modèle de vie. « Working girl », femme au foyer, indépendante, marginale… Le modèle de vie que le féminisme véhicule est basé sur le choix. Et de ce fait sur nos préférences de vie. 

Alors mesdames, soyons indulgentes envers nous-mêmes. Il n’existe pas un unique modèle de vie idéale pour les femmes, mais bien des modèles de vie idéaux choisis par les femmes

Note : 5 sur 5.

Art Artiste à découvrir collages dessin dessins essai Féminisme Inspiration Instant lecture intersectionnalité lgbtq Littérature parentalité Poésie prettyboys prettyboysandstronggirls process processus artistique questionnement quotidien récit intérieur selflove stronggirls égalité épilation

Laisser un commentaire